Voilà enfin l’article concernant notre petit trip de 5 jours !
Après s’être brièvement installés dans notre résidence, notre petit groupe de 6 belges décide de partir 5 jours en petit trip. Après s’être mis d’accord sur l’itinéraire, on loua des tentes et un van, réservons notre journée en kayak pour rencontrer les baleines. Tout ça se mit bien vite en place une fois que nous avons vraiment décidé de partir.
Bien sur, le bruit de notre petit voyage organisé est bien vite arrivé aux oreilles de quelques résidents et nous sommes finalement partis à 17 personnes !!! En grande vitesse on brieffe l’équipe de notre projet, on donne les numéros de téléphones et les réservations s’élèvent !!! Tout le monde est désormait très chaud. Il faudra se lever tôt pour trouver encore une agence capable de louer une voiture.
Après avoir entassé des valises monumentales (et oui, tout le monde n’avait pas prévu d’équipement de camping, n’est-ce pas Massi ;-), nous sommes donc tous partis mercredi 29 août 2007 à 14H (au lieu de 11h…) à trois voitures. Les Belges dans un van Ford très confortables bourré d’électroniques. Les autres dans un gros 4x4 Mitsubishi et dans une berline Dodge. La bande d'européens est fin prête.

Tout près de Québec, le premier arrêt est la chute de Montmorency. On s’est promené dans le parc pendant presque 3 heures. Le temps de se faire rafraîchir
par les éclaboussures d’eau, de discuter et de s’arrêter pour manger un bout.
Ensuite il fallait se mettre en route. L’objectif de la première journée était de planter la tente à Tadoussac. Comme ça nous faisions un bon bout de route et nous aurions le temps de visiter Tadoussac et de monter notre tente sur le deuxième campement avant d’embarquer sur notre kayak à 16H.
Les premiers doutes surviennent dans le groupe ; "mais il va faire noir, en plus il drache et puis que va-t-on manger, les magasins sont fermés…" Massi croit
avoir trouvé la solution : « ben les gars, on a fait à peine quelques kilomètres, on a qu'à rentrer bien au chaud dans notre lit à la résidence » bien sûr cette réflexion ne fit pas
l’unanimité…
Finalement on mange un bout dans un fast food... PFK, le pire de tous, c’est super gras et en plus le service n’est pas fast du tout ! Après direction Tadoussac !!!! Sous la pluie et dans le
noir…Heureusement que nous avons bien profité de notre après-midi ensoleillé.
Voilà notre van! Après avoir compris une partie des subtilités electroniques et avoir remis le compteur à 0, on le charge.
Devant la résidence on attend. Une des voitures de location n'est toujours pas arrivée... Quel sentiment ! Je suis sur que vous le connaissez, l’envie folle
de partir vers cette grande aventure sans pouvoir y aller ! Rhaaaaaaa
Au premier plan c'est Mieke une allemande, ensuite c'est massi le parisien, ( 18 ième arrondissement dans la place!) puis Alexandre un autre français. Ensuite Dido, puis moi devant la carte
routière.
La chute Montmorency est située à l'embouchure de la rivière Montmorency, où elle se déverse par le rivage en
falaise dans le fleuve Saint-Laurent, vis-à-vis de l'extrémité ouest de l'Île d'Orléans. Elle est administrativement partagée entre la ville de Québec et
la municipalité de Boischatel. La chute, d'une hauteur de 83 mètres, est la plus haute de la province du Québec et plus haute de
trente mètres que les fameuses chutes Niagara. La profondeur du bassin au pied de la chute est de dix-sept mètres.
Hoooooo les poseuses! Malheureusement leur photographe attitré n'a pas su arrêter la chute pour la photo. En effet, les éclaboussures d'eau et le brushing ne font pas bon ménage.
Hé oui il faut monter tout ça....
Allez allez!
En tout cas une fois arrivés au-dessus, on peut dire que ça décoiffait grave
Hop un petit passage au-dessus de la chute.
Une petite pause banc bien méritée.
Alors ceux que je ne vous ai pas encore présenté, a partir de la gauche : Hans et Lars, deux étudiants allemands en droit à Hambourg si je me souviens bien. L’ange à casquette derrière c’est Nico
« casquette » Ben oui il y a 2 Nico dans le groupe. Le deuxième prend la photo. A sa droite c’est Guillaume « le grand », encore un français, car il y a aussi deux Guillaume. D’ailleurs il est
devant avec ses longs cheveux, « Tarzan » de l’île de la Réunion. Si vous vous souvenez bien je l’ai déjà présenté dans un autre article.
Alors cette photo représente, tenez vous bien, un groupe d’européens en train d’essayer de regonfler les pneus d’une voiture ! On pigeait pas comment
vérifier la pression des pneus avec leur bête système américain. Heureusement un indigène passa par là et sauva les pauvres étrangers en détresse.
Je ne sais pas si vous avez fait attention mais juste avant d’arriver à Tadoussac il faut traverser la rivière Saguenay. Et cela se fait en ferry !
Nous voilà tous sur le pont du bateau. Il faisait un froid à vous glacer le sang et un brouillard épais s’étendait au dessus de l’eau. Nous n’entendions au loin que le souffle des belugas et des phoques quand tout à coup….. hhhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa.............CLIC
Nico surgit et nous tira le portrait! Vous avez eu peur n'est ce pas?
En attendant le ferry, j’ai demandé au gardien si il ne connaissait pas un endroit ou nous pouvions planter notre tente pour la nuit. Il nous a indiqué un coin reculé, dans une réserve ensablée (oups…). Nous l’avons trouvée ! Ensuite il a fallut monter les 4 tentes pour la première fois. Heureusement que les trois voitures pouvaient nous éclairer facilement.
Le plus dur à monter semble être le chapiteau de 10 personne que Nico « casquette » a su dégotter juste avant le départ à un prix plus que raisonnable de 100$ !!!
En tout cas ça nous a bien servit à faire la fête tous ensemble alors qu’il pleuvait des cordes dehors !
Haaaaaa les premières soirées, les gens se rencontrent, apprennent à se connaître, se présentent… Bref on s’est bien marré. Pour un groupe de jeunes venant d’horizons différents et ne se connaissant pas tout se passe merveilleusement bien. La suite du voyage promet d’être grandiose!
Bon allez, il est temps de dormir. Les jours suivant vont encore être bien chargés.
Regardez comme on se serrait déjà le premier soir, pour vous dire comme on s’entendait bien !!!!
En fait, le merveilleux chapiteau n’a pas su résister à l’assaut des gouttes d’eau…. Résultat on a du acceuillir des malheureux dans notre tente. Boîte de sardines trempées!
Bon il reste encore 4 jours d'aventure. Je les publie dès que j'ai le temps.
La suite au prochain épisode.....
Après une longue interruption suite à des problèmes d’over-blog, je peux enfin reprendre les aventures de Youri au Québec…
J’ai 2 mois d’histoire en retard, alors je vais aller un peu plus vite et passer les détails !
Je m’y mets tout de suite.
Surprise, après cette nuit festive, on peut regarder où on avait planté la tente.
Mais pas le temps de traîner, on déjeune vite et on remballe les tentes. La journée va être bien remplie, on est encore loin de s’imaginer ce qui va nous arriver.
Le programme est le suivant : on va pique-niquer à Tadoussac, capitale de la baleine. Ensuite on ira au centre d’interprétation des mammifères marins, histoire de préparer notre sortie en kayaks de l’après midi !
En effet, nous avons opté pour une approche écotouristique. On nous attend à Bergeronnes vers 14h pour monter notre tente sur des rochers en bordure du St Laurent, là où il est possible d’observer les baleines ! Ensuite, rendez vous au QG du camping, là on recevra les consignes de sécurité avant d’embarquer dans les kayaks. La sortie est prévue à 16h jusque 20H pour observer le coucher du soleil sur l’eau. Ensuite, on regagne nos tentes pour manger et dormir, bercés par les souffles des baleines.
Jetez un oeil sur la fameuse valise...
Voilà Tadoussac
A peine arrivés, on sort les jumelles. Hé oui les baleines sont déjà là!!!
On a la chance d'observer des Bélugas et des rorquals
On décide de manger juste en face de l'eau.
Incroyable, de loin on observe un grand rorqual sauter derrière le sillon d'un bateau touristique. Trois fois hors de l'eau, impressionnant
Au centre d’interprétation des mammifère marins, la guide naturaliste nous dit que c’est très rare de voir un rorqual sauter hors de l’au. En 25 d’observation, elle n’a vu ça que trois fois !!! Quelle chance on a eu ! Ensuite, elle nous explique pourquoi il y a autant de baleines ici et plein d'autres choses . Elle a eu le courage de répondre à nos milliers de questions.
Hop, nous voilà arrivés à Bergeronnes! Regardez un peu où il faut planter les tentes! Tout simplement magique. On entends pas un bruit, pas une seule habitation en vue, il n'y a
que le calme de l'eau.
C'est tellement zen, que Céline s'essaie au Yoga!
La tache là, c’est un kayak, c’est là que nous irons naviguer dans un peu moins d’une heure
De notre tente, on scrute l'horizon à la recherche du plus grand mammifère sur terre.
Voilà où est stocké le matériel. Après nous avoir fait signer une décharge, car les risques sont présents même si la probabilité est faible, les guides nous expliquent quelles sont les espèces présentes ici et lesquelles on peut observer. Ils nous disent aussi qu’il est possible qu’on n’observe rien durant ces 4 heures… Pour maximiser les chances d’observation, on divise notre groupe en 4. Il faut rester en petit groupe serré pour que la baleine n’aient pas peur de sortir à proximité de nos embarcations. Une tache ne lui fait pas peur, mais plein de kayaks partout, c’est la panique, elle ne sait pas où sortir pour reprendre de l’oxygène.
Il faut bien se couvrir, l’eau est à 4 °C, on ne survivrait pas plus de 10' si on restait dedans. Il ne faut pas se retourner !
Je suis prêt !!! Un bonnet pour se protéger du vent glacial, des chaussettes en laine, et pas en coton !, pour garder ses pieds au chaud dans l’eau. Une combinaison, un gilet…
Une photot de groupe, c'es tellement mythique, c’est pas tout les jours qu’on va côtoyer les baleines de près.
Bon allez on embarque. Malheureusement les photos ici sont manquantes car c’est risqué de prendre son appareil photo dans le kayak. Et pourtant…. On va le regretter. Nico a acheté un appareil photo jetable étanche, mais les photos ne sont pas encore développées.
A peine sur l’eau et là, à 60 M devant nous, une baleine sort devant nous !!!! On a tous le souffle coupé !!! Et le guide encore plus!! C’est une Baleine bleue et en plus elle sort sa queue de l’eau !!! La guide nous explique qu' en 7 ans de sortie quotidienne en mer, c’est seulement la troisième fois qu’elle voit une baleine bleue, mais jamais de si près, et jamais elle n'a pu observer la queue hors de l’eau…
Il n’existe que quelques centaines de baleines bleues dans tout l’Atlantique-Nord et une seule baleine bleue sur 7 est capable de sortir sa queue. C’est lorsque la baleine replonge profondément dans l’eau que la queue sort, lorsque la colonne vertébrale de la baleine est devenue trop rigide par vieillesse ou à cause de rhumatismes.
Un petit mot sur la biologie de cette baleine est de mise :
Le rorqual bleu (balaenoptera musculus) est le plus gros animal de la planète. Il pèse 150 tonnes qui est le poid égal au poid de
30 éléphants. Il mesure 27 mètres de longueur qui est égal à la longueur de 8 voitures. Sa langue pèse l'équivalent du poids d'un éléphant.
Comme son nom l'indique, il a la peau bleue. Le rorqual bleu est protégé par une épaisse couche de graisse sous la peau. Cette graisse est comme un manteau, car ça lui
garde chaud.
Le rorqual bleu est une baleine à fanons, il n'a pas de dents. Il a besoin de respirer de l'air comme nous autres. Donc, il doit sortir son nez hors de l'eau. Son nez s'appelle un évent double,
car il a 2 narines. Son nez est derrière sa tête, donc il n'a qu'à monter à la surface pour respirer et remplir ses poumons.
Le rorqual bleu ne voit pas très bien, mais il se débrouille parfaitement avec ses oreilles. Il émet des sons qui vont se cogner sur les roches, les poissons, etc. Ces sons reviennent vers le
rorqual bleu. Le temps que met le son à revenir, lui indique où se situent les obstacles, la nourriture, etc.
Il sort sa queue quand il se prépare à plonger au fond. Il prend un souffle et se
donne un élan avec sa queue. Donc, on dit que le rorqual bleu «sonde».
Il sort à peu près toutes les 10 minutes pour respirer. On l’a donc suivi et quelque temps après, une deuxième baleine bleue est apparue !!!
Tout simplement incroyable, Nous les avons observés durant les 4 heures de sortie, on a vu la queue sortir de l’eau 17 fois ! Et la dernière fois, en plein dans notre axe, l’eau perlait sur la géante queue bleue, avec le couché du soleil sur un fond de ciel mauve juste derrière…. Vous imaginez ….. (Croyez moi, les photos vont arriver)
A part ça, on a vu des groupes de marsouins et des phoques. La sortie à durée plus longtemps que prévu car les guides étaient sidérés, pour les 4 guides d’expériences, c’était leur plus belle sortie de leur vie. Ils nous l’ont dit !
Maintenant il faut braver le froid, essayer de manger avec ce feu qui ne prend pas. On regagne sa tente, on se remet des émotions de la journée et après avoir écouté les souffles de baleines bleues restées dans les barrages pour la nuit, on s’endort.

L’air frais de la nature Canadienne, c’est tellement bon.
Bon, c’est vrai qu’on ne voit pas grand-chose à cette résolution, mais la tache au milieu de la photo c’en est un.
On passe la soirée à faire des jeux ! Ambiance géniale, jeux interactifs, participation maximale. Une super-soirée quoi. Et au chaud !

On a vu cette annonce dans la ville de Chicoutimi. Comme c’est une région qui a toujours vécu de l’exploitation forestière, on s’attendait à une espèce de foire de Libramont mais en version foresterie. Concours, expositions, produit régionaux, animations…..
Malheureusement ça se résumait seulement à un concours de bûcherons… A part ça il n’y avait rien d’autre. Mais on s’est prêté au jeu. « Aller Gaston, allez Gaston… » Trois rondelles de bûches en Quelques secondes !
Là je crois qu’on s’est trompé de chemin… Non ? A ça Sophie, quand on tient la carte dans le mauvais sens ! Pas de panique, tous les chemins mènent au lac St Jean.
Il reste plus qu’a trouver une belle plage pour pouvoir planter, installer les tentes. De nouveau, on va dormir dans un endroit magique, ou il n’existe pratiquement aucune trace de civilisation.
Au menu une bonne grosse omelette bien riche avec des pommes de terres braisées. Heureusement qu’on avait ce petit réchaud à gaz acheté en occasion à des touristes qui rentraient en Europe et qui n’en ont plus besoin. Enfin, l’histoire se répète parce que maintenant, c’est moi qui traîne ça dans mon casier de cuisine.
C’est la dernière nuit de notre périple, mais pas de nostalgie. La rentrée académique va seulement arriver ! La moitié du groupe dors près du feu, l’autre regagne les tentes.

Il faut d’abord commencer à se réveiller, replier les tentes et veiller à rendre la plage aussi vierge que lorsque nous nous y sommes installés.
Courage, c’est la dernière fois qu’on les replie !
Hum oui, alors là, je leur ai demandé de mettre les gobelets sur leur tête…. Ca donne bien non ?
Voilà ce qu’on peut observer dans les toilettes de la réserve…. Une tête d’orignal.
Nous voilà de retour à la périphérie de Québec, fini les beaux paysages.
En tout cas, ces 5 jours passés ensemble furent d’une rare intensité et les souvenir resteront gravés à jamais.
Un bon noyaux s’est crée entre nous, étudiants de la résidence AM Parent.
L’année académique peut enfin commencer.
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